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Rock Street, San Francisco

Lamélancolie malédiction des artistes de la littérature, qui seuls àla tombé de la nuit se retrouve face à leurs pensées, leurscauchemars, leurs craintes et leurs vides devant une feuille blanchequi n’attend qu’à être exploitée. La clarté de la lune, seulelumière dans leur désastreux vide illumine alors ce terrain pourque la plume joue de sa musique. Seulement, le soleil semble toujoursêtre couché, laissant place au cycle répétitif de la vie qui nerévèle que l’obscurité de l’ennui total du poète. L’artistemaudit par son talent n’arrive guère à voir le monde sous l’anglenaïf des âmes pures et innocentes et sans cesse se voit rappeléles mémoires accablantes de son passé troublé.

Le rejet du monde,les amours douloureux, les peines et chagrins affligés au génie lesépare alors du monde et de la société. Alors, seul dans sonboudoir, entouré d’ouvrages et de génie, le poète trempe soninstrument dans l’encre florissante et débute son récit enpuisant dans son vide, sa page blanche, son cri de souffrance. Ainsi,ce phénomène de mélancolie affecte les meilleurs poètes dontCharles Baudelaire qui disait « La mélancolie est l’illustrecompagnon de la beauté; elle l’est si bien que je ne peuxconcevoir aucune beauté qui ne porte en elle sa tristesse». Lamélancolie Baudelairienne fut en quelque sorte une muse, ce quidémontre la tragédie dans l’art de Baudelaire. Pour écrire ilfallait qu’il ressente de la souffrance. Tout au long de sa vieBaudelaire fut inspiré par la mélancolie pour son art de manièrevaste. Dans ces recueils de poèmes comme Les Fleurs Du Mal ilaborde cette thématique sous différents jours en incorporantmalheur, espoir et souvenir.

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Comment Baudelaire approche-t-il cesujet si redoutant et obscure ? I/Atravers le Spleen Baudelairien :Baudelaire,avec sa grande maitrise de la mélancolie développe et s’approprieune branche du mélancolique à son honneur que l’on nomme leSpleen Baudelairien. Celui ci convoite l’expression des sentimentsd’angoisse, d’isolement d’ennui complet et de découragementtotal. L’auteur se sent éloigné du monde dans lequel il vit etincompris par ses proches et lui-même. Il perd toute l’inspirationet le dynamisme qui fait souvent partie des inspirations des poètes.Dans le cas du spleen, c’est le sentiments de vide qui inspire lesujet lyrique et qui enchante son art. Le Spleen prend une placeabondante dans la poésie Baudelairienne car celui-ci nomme même unedes parties des Fleurs Du Mal « Spleen et Idéal ».

Lalourdeur de l’ennui est souvent ressentie dans les textes du spleende Baudelaire, plus précisément dans son poème « Spleen »,composés en cinq quatrains et écrit en alexandrins. On ad’abord une lourdeur qui pèse sur le sujet lyrique avec le cieldécrit « bas et lourds ». Le climat décrit devientobscur et effrayant, il condamne même le jour avec l’oxymore « lejour noir », insistant sur la fatalité du spleen qui mêmedans la clarté de la journée se fait ressentir. Les émotions deBaudelaire sont moroses, les termes « ennuies »,« triste » et « pleure » en illustre. Lespleen se manifeste par la bataille fatale qui n’aboutit pas à unsoulagement. En effet, l’allégorie de l’espérance estreprésentée par la chauve-souris qui se cogne la tête à desplafonds pourris lorsqu’elle tente une délivrance.

On distingue unchamps lexical d’enfermement avec « comme un couvercle »(v.1) « cachots » (v.5) « murs » (v.7),« plafonds » (v.8) « barreau » (v.

10)« prison » (v.10) , et « filets » (v.12) quiexpriment l’isolement, l’enfermement et la difficulté qu’a lesujet lyrique à se délivrer de son Spleen. On a alors unereprésentation parfaite du Spleen avec la déchéance humaine dansun cadre macabre, lourd, effrayant et lent. Le mal de vivre du poètese fait ressentir et celui-ci demeure incapable de changer son malêtre.

II/Dans l’idéalisation de la femme Lafemme demeure omniprésente dans les pensés écrites de Baudelaireelle semble premièrement être une source d’exotisme, etd’inspiration par les trois femmes prédominante dans sa vie, sesmuses : JeanneDuval, Marie Daubrun et Mme Sabatier. Notammentdans ParfumsExotiquesoù Baudelaire peint la femme avec l’exotisme et la sensualitépourla rendre fantastique, presque sortiede l’imaginaire (v.4) « Qu’éblouissent ». Baudelairereprésente souvent ses muses sous différents angles, visageset rôlesnotamment la mère, l’amante, la déesse et la Diablesse. Eneffet, malgré le sentiment d’évasion Baudelaire puise aussi dansla femme le mélancolique car celle-ci représente le Mal qui vientdétruire le poète et lui afflige de la souffrance.

Elleserai une faiblesse du poète, une beauté manipulatrice quil’aveugle et le blesse. On distingue cette façade de la femmeexploréepar Baudelaire dans « Destruction » où le Démon quitourmente le poète prend la forme de la plus séduisante des femmes.Lafemme est d’autrepartcomparéeà des traits ressemblant à ceux d’unvampire, qui illustre la façade dévastatrice de l’amour que lepoème ressent. Ainsi, dans « Causerie », ontremarque que la femme est liéeà des termes consacrés aux vampires « par la griffe et ladent féroce de la femme » De ce fait, la femme porte un aspect d’imaginaire, mais aussi desconnotations à la malédiction, et l’enfer. Enfin, dans « Hymneà la beauté » la femme est placéeentre le bien et le mal, entre le ciel et l’enfer. Le sujet lyriqueporte un jugement ambiguësur la femme car il ne sait s’il faut l’aimer ou l’éviter. Labeauté des traits féminins distrait, Baudelaire s’interroge alorssur son origine divine ou maléfique (v.4) « Verse confusémentle bienfait et le crime ».

« Sors-tu du gouffre noir oudescends-tu des astres ». Baudelairetrouve alors du confort mais aussi de la confusion auprès desfemmes, celle-ci le distrait de son ennui mélancolique mais sesmuses lui font tout de même douter. III/La villeBaudelaire,Parisien, à une relation avec laville ,qui le plus souvent dans ses poèmes désigne Paris, où ilvit la plupart de sa vie. Elleest tantôt synonyme de rencontres infinies, du rêve Parisien de lamodernité qui l’inspire à dédierune partie des Fleurs du Mal « Tableau Parisien » à cesthèmes inspirés d’artisteset dessinateurs comme Delacroix ou Constantin Guys.

Cependant, malgré la fraicheurportéepar la ville si admirée,Baudelaire ne peut décrire sa beauté sans traduire de même latristesse qu’elle amène dans ses poèmes où le paysage est à l’état d’âme du sujet lyrique. La ville devient sous la plumeobscure du poète un symbole de solitude car celui-ci regardant lafoule se sent indifférent, seul comme s’il n’appartenait pas aufunambule de personnes qui marchentle long des belles rues de Paris. On retrouve alors une nouvelle foisce thème de mélancolie où l’artiste n’arrive pas à s’intégrerà la foule et diverge de l’ordinaire. Il n’est plus unepersonne, il est un simple observateur. Onl’aperçoit notamment dans « Le cygne » oùl’auteur se sent dissocié à sa ville natale, Paris « Parischange ! Mais rien dans ma mélancolie  n’a bougé ».Il observe sa ville se développer mais lui, enfouidans son vide n’arrive pas à faire bougersa mélancolie, à la vaincre. Il est victime de cette mélancoliequi semble maladive.

Il est ainsi comparable au Cygne qui voit sonentourage se transformer mais qui ne se sent pas uni harmonieusementavec ce nouvelenvironnement. D’autre part dans « A une passante » lepoète comprend sa misère et accepte sa complexité à travers lesvisages de la foule. Ildevient alors non seulement poète mais aussi observateur de sonmonde. IV/La mortDansla mélancolie de Baudelaire, la mort est omniprésente. D’une partelle est souhaitée, attendue avec force et d’une autre part elleest redoutée avec angoisse. Souvent représentée à travers denombreuses allégories la mort symbolise chez Baudelaire les visageschangeants. La mort a une place grotesque dans ces poèmes avecl’obsession du cadavre.

La mort est aussi une perspective nouvellequi illumine les poèmes d’espoir pour les soulager de sa vie surterre. Un monde meilleur serai alors selon Baudelaire introduit dansla mort, même si celui-ci craint que la mort serai finalementseulement une répétition de sa triste vie. Elle est donc d’autrepart un facteur dans l’angoisse, le spleen et le doute du poète.On distingue alors dans « Squelette laboureur » cetteangoisse qui ronge le sujet lyrique. Ce poème illustre lessquelettes aboutis par le travail même après la mort ce quidémontre parfaitement sa crainte que l’Au-Delà soit lemême cycle répétitif qu’il subit dans sa vie mortelle.

La mortdevient un thème tenant une place importante dans les poèmesBaudelairien car elle inspire sa poésie et son esthétique. La mortà un rôle de délivrance et d’espoir de la mélancolie mais elleest aussi une angoisse de plus. Ainsi,Baudelaire peint sa mélancolie sous différentes nuances avec desthèmes variés : Le spleen, la ville, la femme et la mort.

Cesujet qui démontre de la sensibilité du sujet lyrique est doncomniprésent dans la vie de Baudelaire mais aussi dans la notre. Lesthèmes présentés sont simples et ont une place dans nos vies detous les jours, la mélancolie se trouve dès lors dans le quotidienet dans la vie de chacun. Même si elle est considéré comme « labile noire » maladive elle est à la fois aussi l’encre del’auteur, son inspiration. Chez Baudelaire, la mélancolie est doncla malédiction à l’origine des plus beaux vers.

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